Par ailleurs, les trois juntes (Mali-Guinée-Burkina) avaient, par l’entremise de leurs ministres des affaires étrangères, formulé la demande de levée de sanctions contre leurs pays respectifs. Là également la CEDEAO n’est pas passée du dos de la cuillère. Elle a tout simplement botté en touche ladite requête avant d’inviter les militaires au pouvoir à fournir davantage d’efforts pour le retour à l’ordre constitutionnel. « La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement décide de maintenir les sanctions existantes à l’encontre des trois pays et d’imposer une interdiction de voyager aux membres du gouvernement et autres hauts fonctionnaires des trois pays. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement rejette totalement les mesures unilatérales prises par les autorités de transition en Guinée, en ce qui concerne la mise en œuvre de la feuille de route de transition. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement réitère la nécessité d’ouvrir l’espace politique à tous les acteurs des trois pays et d’assurer un dialogue politique inclusif. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement attire l’attention sur le chronogramme consolidé de transition de 24 mois couvrant les dix (10) domaines prioritaires élaborés conjointement avec la CEDEAO à l’intention des autorités de transition. La Conférence des Chefs d’État et de gouvernement exhorte vivement les autorités guinéennes à mener un dialogue national inclusif avec l’ensemble des acteurs politiques et à garantir la sécurité et la liberté de tous les participants et instruit le Président de la Commission de la CEDEAO d’accompagner le processus. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement instruit le Médiateur et la Commission de la CEDEAO de poursuivre la collaboration avec les autorités et de veiller à la pleine mise en œuvre de la feuille de route de transition », a mentionné le communiqué final du Sommet Extraordinaire.
Décryptage de la rédaction